4° salon du livre de Sainte-Foy lès Lyon : bilan

Avant tout, j’aimerais adresser un immense MERCI et un grand BRAVO à toute l’équipe organisatrice, les « Blue angles » de l’association Saint Foy en action, reconnaissables par le ruban bleu turquoise qu’ils avaient tous autour du cou. Ils étaient nombreux, disponibles, aimables…  Du grand art de l’organisation !

Compte-tenu de mon annonce de reverser tous mes droits d’auteurs de cette fin d’année 2018 à l’association SOS Méditerranée, c’est bien entendu de cette initiative que je vais parler en premier. Elle ne m’a peut-être pas apporté de lecteurs supplémentaires, ça je ne le saurai jamais. Mais une chose est certaine, j’ai évoqué l’association avec de nombreux visiteurs du salon ! Si un échange a été plus que désagréable (un seul, heureusement), d’autres ont été dignes des espoirs que je place dans l’humain. Une discussion a même été d’un cocasse hors du commun. Je résume ?

  • « Vous savez Madame, j’ai 90 ans passés. J’ai vécu au Sénégal en 1949. En 60 ans, les nègres ont vu leur démographie se multiplier par 6. Ils seront combien dans 60 ans ? » Bon, je m’arrête là dans la restitution de ce débat. Heureusement que je dédicaçais un livre au même moment, j’ai donc pu détourner mon attention.
  • « C’est quoi, SOS Méditerranée ? Ah, l’Aquarius ! Bien sûr ! Vous savez, je suis adjoint au maire. Dans ma commune, nous allons accueillir dix-huit mineurs venus de Syrie, mais des jeunes de la corne de l’Afrique, aussi. »
  • « SOS Méditerranée ? Le bateau orange ? Superbe initiative ! »
  • « Mon fils est marin. Il envisage de s’engager sur l’Aquarius. »
  • « SOS Méditerranée ? Je ne connais pas. Mais je connais un auteur avec qui vous vous seriez bien entendue vu votre implication : il a fondé une association de protection des villas en bordure de Méditerranée. » ???

Il y avait matière à débattre, je vous assure !

Beaucoup de visiteurs, beaucoup d’auteurs. Voici, comme toujours, quelques anecdotes dont j’ai envie de me souvenir :

  • Une tombola était organisée. J’avais proposé d’offrir L’âme sœur pour l’occasion. Lorsque le tirage au sort a désigné l’heureuse gagnante, mon nom et le titre du roman ont été annoncés dans le micro. Quelques secondes plus tard, j’ai vu arriver à mon stand une femme qui me désigne clairement du doigt, tout sourire : la voilà ! Je me suis apprêtée à la féliciter pour son prix mais elle m’a embrassée et m’a demandé des nouvelles de mes parents. Euh… En fait, il ne s’agissait pas de la gagnante, mais de Maryse Vuillermet, une auteure amie de mes parents. Elle est venue à moi en entendant mon nom au micro. Avant que je comprenne qui c’était, nous avions déjà entamé une longue conversation… Ce n’est pas une situation confortable du tout !
  • Du coup, quand la véritable gagnante est arrivée, heureusement qu’elle avait mon livre à la main, sinon je lui faisais la bise, on ne sait jamais !
  • Deux femmes se sont approchées. L’une des deux, en voyant les livres, s’est exclamée : « Super, L’Astre Bleu ! » Quand une personne inconnue s’enthousiasme en voyant des livres de mon éditeur, je deviens attentive, moi. Il s’agissait de LN Caillet, future auteure de ma maison d’édition, organisatrice d’un salon à Mornant. Le monde des livres est petit !
  • En parlant du loup… Eliane et Henri, mes éditeurs, me font le plaisir de venir m’encourager ! Ils ont fait deux heures de route rien que pour ça ! Comment ne pas être sensibles à cette marque d’amitié ?
  • Une femme descend difficilement l’escalier, munie de ses deux cannes. Je m’apprête à l’aider mais elle me fait signe de ne pas bouger. Une fois arrivée au niveau des exposants, elle vient à ma table, pose ses cannes et s’installe. Quel livre prendre sur une île déserte ? Le handicap aujourd’hui est-il accepté dans les entreprises ? Comment les professeurs gèrent-ils le langage des jeunes ? Autant de sujets philosophiques intarissables pour elle… Avec mes voisins, nous avons mis une heure à réussir à la faire partir… Sachant qu’elle a annoncé dès le départ qu’elle n’était pas venue au salon pour acheter !
  • Pour finir, deux anciens collègues m’ont fait l’honneur de venir me voir. L’un, Ahmed, est venu dans cet objectif. L’autre, Michel, m’a aperçue par hasard. Des rencontres qui m’ont mise en joie !

La journée s’est achevée très très vite. Un nouveau merci aux anges de la soirée, je ne suis pas prête à oublier leur gentillesse !

 

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